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La société idéale serait elle cyber ?

Cette semaine un mashup sur le thème de la société de demain.
Réflexion fortement teinté de philosophie et de point de vue d’artiste, mais comment mieux aborder l’intangible virtualité des cyber société rêvées (?) de demain ?
Le partie pris par l’équipe de RSLN est ici celui des utopies et de leurs différentes déclinaisons dans les domaines de l’information, de la transparence, du pouvoir et du (cyber)urbanisme.

Si vous ne devez lire qu’une chose, sautez à ce qui tient lieu de conclusion, car une utopie ne saurait prendre corps sans l’existence de sa Nemesis, qu’elle soit virtuelle ou bien réelle.

L’utopie de l’infosphère

“il faut prendre du recul pour imaginer que nos villes sont doublées d’un réseau d’énergies, de rythmes, de couleurs et de vitesses. Cette couche d’informations peut être appelée l’« infosphère »”
” l’omniprésence des informations subjectives suscite parfois des inquiétudes : doit-on craindre une saturation de nos capacités cognitives ?”

L’utopie de la transparence

“Internet peut servir d’outil de surveillance des pouvoirs sur les individus. Mais quand tout un chacun peut se livrer au fact-checking pour vérifier les dires des représentants du pouvoir, la sous-veillance dote les citoyens de véritables capacités de contre-pouvoir.”
“surveillance et sous-veillance s’équilibrent ainsi pour former une nouvelle utopie de l’« équiveillance ».”

L’utopie du renversement des pouvoirs

“Qui détient la parole officielle ? Qui a le droit de dire ce qui est de l’intérêt de tous ? Dans la mesure où l’on est capable de répondre à cette question, le fait que la masse puisse s’exprimer n’est pas un problème, mais plutôt une chance pour la démocratie.”

L’utopie du village planétaire

“A l’ère numérique les individus sont de moins en moins contraints par les parcours obligés de l’organisation de l’espace. On pourrait bien trouver là des occasions de sortir des blocages de notre société post-industrielle. Mais alors, ces questionnements autour des territoires numériques et de leurs utopies seraient donc l’apanage des pays développés ? A quels impacts peut-on s’attendre sur les autres cultures du monde ?”
“Y a-t-il réellement un progrès dans cette forme de mondialisation ? Ou doit-on s’attendre à une dilution de la culture avec Internet ?”
“Mais aucune culture n’est un musée : on fabrique l’avenir en s’enrichissant des autres.”

En guise de conclusion…

Chacun de ces modèles de société possède sa contre-utopie, sorte de « face sombre » aux dérives cauchemardesques :
- La profusion des informations est synonyme de progrès, à condition d’éviter la saturation.
- Le rêve de transparence, pour certains, correspond au cauchemar de la surveillance généralisée pour d’autres.
- L’idéal de renversement des pouvoirs évoque aussi le risque de dictature de l’opinion.
- L’utopie du village global ne doit pas être synonyme dedilution des cultures.

Cette ambivalence de l’utopie est essentielle, car elle permet d’imaginer la société de demain avec sagesse, afin d’éviter les pièges d’une mauvaise utilisation de la technologie. Et c’est là tout l’intérêt de l’exercice.

« Je me rapproche de deux pas, elle s’éloigne de deux pas. Je chemine à dix pas de l’horizon et l’horizon s’enfuit dix pas plus loin. Pour autant que je chemine, jamais je ne l’atteindrai. A quoi sert l’utopie ? Elle sert à cela : cheminer ».
Eduardo Galeano


from : Regards Sur Le Numérique

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