2 notes &
Primal rage

Quand les enfants font du trampoline, ils sautent, mais surtout ils hurlent !
Quand ils pleurent, c’est à chaque fois une nouvelle fin du monde,
Quand ils rient, ils exultent,
Ils expulsent par vague, débordent sans fin, propulsent à la face du monde.
Qui de frustration accumulée, déjà.
Qui de message inaudibles, déjà.
Qui d’énergie en surplus, encore !
Quelques saisons plus loin,
Qui fera du sport à outrance,
Qui sortira de boite en transe,
Qui détruira le bien d’autrui par défiance ? Seulement ?
Quelques années plus tard,
Qui enverra tout valser parce que “ça ne peut plus durer”,
Qui partira sans se retourner parce que “c’est assez”,
Qui s’arrêtera là, fatigué, déjà …
Quelques milliers de jours en plus,
Qui remettra tout à plat “pour repartir”,
Qui gardera les yeux fermés pour “ne pas (faire) souffrir”,
Qui restera là, à attendre son “dû” s’accomplir, tout seul ?
Une décade de plus s’écoule,
Qui a encore envie ?
Qui a encore les yeux qui brillent ?
Qui baigne dans une Vie en déclinaison de gris ? Pourquoi ?
Au crépuscule par la société imposé,
Qui est encore là ?
Qui n’est pas las ?
Qui regarde, encore, “là bas” ?
A quoi bon l’éternité ?
Là où quelques dizaines d’années suffisent à rendre tant de regards gris survie ou noir nuit.
Picture by RachelGOLUB
Text by dagautier